Comment fonctionne la succession
Les règles du royaume pour désigner l'héritier — avec les conseils, et l'unique grande guerre, qui tranchèrent la question chaque fois que les règles elles-mêmes ne suffisaient plus.
Les trois façons de transmettre un siège
La primogéniture à préférence masculine
Le Trône de Fer et la majeure partie des Sept CouronnesLe fils aîné de haute naissance d'un seigneur hérite de tout — son siège, ses terres, son nom. Les fils cadets viennent ensuite, chacun avant toute fille ; une femme n'hérite que si nul frère de haute naissance ne lui survit. Ainsi en jugent les Terres de la Couronne, le Bief, les Terres de l'Ouest et le Val, et ainsi se transmet le Trône de Fer.
La loi est plus nette là où elle est le moins mise à l'épreuve. Le royaume ne s'est jamais accordé sur le point de savoir si la fille d'un seigneur devait passer avant son frère, et les deux fois où la question fut posée à un Grand Conseil, la réponse favorisa la lignée mâle — un précédent, disent les mestres, quoiqu'il ne fût jamais couché dans aucun statut.
SourcesAGOTASOSF&BTWOIAFLa primogéniture absolue — la voie dornienne
DorneÀ Dorne, l'aîné des enfants gouverne, que cet enfant soit fille ou fils. Un frère cadet ne passe pas devant une sœur aînée ; une princesse régnante gouverne Lancehélion du même droit, et avec la même autorité, que n'importe quel prince.
C'est ce que les Rhoynars apportèrent au-delà du détroit avec Nymeria et ses dix mille vaisseaux, et mille ans sous le soleil des Martell ne l'ont pas usé. Là où le reste du royaume se dispute au sujet de ses filles, Dorne compte simplement les naissances — une coutume nette que les autres royaumes n'ont jamais jugé bon d'emprunter.
SourcesAFFCTWOIAFL'Assemblée des Rois — le choix des Fer-nés
Les Îles de FerLes Fer-nés choisissaient jadis leurs rois plutôt que de les engendrer. Sur les rives du Vieux Wyk, les capitaines des îles se rassemblaient, chaque homme libre ayant voix au chapitre, et élevaient le pillard qu'ils jugeaient le plus fort et le plus digne de la couronne de bois flotté. La couronne se donnait, elle ne s'héritait pas.
La coutume de père en fils se glissa depuis les terres vertes avec les Andals et leurs septons, et l'Assemblée des Rois resta longtemps silencieuse, ne survivant que dans les chants des prêtres du Dieu Noyé. Le plus ancien droit des rois du sel, disent les barbes-grises, n'a jamais été tout à fait noyé — seulement endormi sous les vagues.
SourcesAFFCTWOIAF
Des exemples concrets — les Grands Conseils
- 101 après Aegon
Le Grand Conseil de Harrenhal
La question : Quand une prétention par un fils de roi rencontre une prétention par une fille de roi, laquelle passe en premier ?
Le verdict : Le Vieux Roi Jaehaerys, ayant survécu à ses fils, convoqua les seigneurs du royaume à Harrenhal pour nommer son héritier. Le choix se posa entre Viserys, petit-fils par un fils, et la lignée de Rhaenys, sa petite-fille. Par une grande marge, les seigneurs élevèrent Viserys — et avec lui le principe qu'une prétention par la lignée mâle passait avant une prétention par la lignée femelle, aussi aînée fût-elle.
Dans la chroniqueLe Grand Conseil de HarrenhalSourcesF&BTWOIAF - 233 après Aegon
Le Grand Conseil de 233 après Aegon
La question : Quand les héritiers directs sont morts, exilés, jurés à la Citadelle, ou nés d'un fou, qui les seigneurs doivent-ils couronner ?
Le verdict : Quand Maekar Ier tomba, chacun de ses héritiers les plus proches se trouvait écarté par la mort ou la circonstance — l'un tué, l'un mestre à qui une couronne était interdite, l'un dont on se souvenait surtout pour sa folie. Plutôt que d'asseoir le fils en bas âge d'un prince fou sur le trône, les seigneurs assemblés écartèrent entièrement le garçon et couronnèrent le quatrième fils de Maekar, Aegon — le roi improbable que le royaume en viendrait à aimer. Une leçon éprouvée : un Grand Conseil répond à son propre jugement, non à une stricte descendance.
Dans la chroniqueLe Grand Conseil de 233 : Œuf est couronnéSourcesF&BAKOTSKTWOIAF
Le contre-exemple
Le roi Viserys Ier nomma sa fille Rhaenyra son héritière et fit agenouiller et jurer ses seigneurs sur elle, écartant le précédent même sur lequel son propre Grand Conseil l'avait élevé. À sa mort, les Verts couronnèrent son fils aîné, Aegon II, en quelques jours. Deux prétentions, chacune légitime selon un certain calcul et aucune selon tous — et une génération de dragons et d'hommes morts pour prouver la vérité la plus dure de la succession westerosienne : la paix d'un royaume ne repose ni sur le parchemin ni sur la loi, mais sur l'accord de ses grands seigneurs.
Comment fonctionne la succession dans Le Trône de fer ?
Dans la majeure partie des Sept Couronnes, et pour le Trône de Fer lui-même, l'héritage suit la primogéniture à préférence masculine : le fils aîné de haute naissance d'un seigneur reçoit tout, les cadets viennent avant toute fille, et une femme n'hérite que si nul frère de haute naissance ne lui survit. Dorne et les Îles de Fer gardent chacune leurs propres coutumes plus anciennes.
Une femme peut-elle hériter du Trône de Fer ?
Le royaume ne l'a jamais fermement tranché. Deux fois — aux Grands Conseils de 101 et 233 ap.C. — les seigneurs ont préféré une prétention par la lignée mâle à une prétention par une femme, et ces choix se sont durcis en précédent sans jamais devenir loi écrite. Dorne fait exception, où une fille hérite à égalité avec un fils.
En quoi l'héritage dornien diffère-t-il ?
Dorne pratique la primogéniture absolue : l'aîné des enfants gouverne, fille ou fils indifféremment, et un frère cadet ne passe jamais devant une sœur aînée. Les Rhoynars apportèrent la coutume par-delà le détroit avec Nymeria, et mille ans de règne Martell ne l'ont pas changée.
Qu'est-ce qu'une assemblée des rois ?
L'assemblée des rois est l'antique coutume des Fer-nés qui consiste à choisir un roi plutôt qu'à en hériter : les capitaines des Îles de Fer se réunissent sur le Vieux Wyk et élèvent celui des reavers qu'ils jugent le plus digne de la couronne de bois flotté. La succession de père en fils s'est glissée plus tard depuis les terres vertes, mais l'ancien droit électif n'a jamais tout à fait disparu.